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Dossier : 6 façons concrètes de surmonter le perfectionnisme en tant que slasheur·se




Si vous voulez survivre en tant que slasheur·se — c’est-à-dire mener plusieurs projets de front, vous devez apprendre à dompter votre perfectionnisme.


Car soyons clairs : la recherche obsessionnelle de perfection est l’un des freins les plus puissants à la réussite.


Procrastination et perfectionnisme ne sont pas identiques… mais leurs effets se ressemblent dangereusement :

  • Les projets avancent trop lentement.

  • Les tâches ne sont jamais vraiment terminées.

  • Vous n’êtes jamais satisfait.

  • Et vous avez la désagréable impression de courir sans progresser.


Les études en psychologie le confirment : la quête constante de perfection est associée à une baisse d’estime de soi, à l’anxiété et à l’épuisement.


J’ai pour ma part longtemps été perfectionniste et je continue de travailler activement à m’en détacher. Et la première étape a été de comprendre la différence entre excellence et perfectionnisme.


Les personnes performantes, parfois appelés "high achievers", visent haut, mais elles cherchent avant tout à atteindre l’objectif. Elles acceptent l’imperfection des détails. Le ou la perfectionniste doute sans cesse et ne se sent jamais réellement satisfait.


Et vous ? Reconnaissez-vous ces signes ?

  • Vous commencez un projet en pensant déjà que vous n’êtes pas à la hauteur.

  • Vous passez un temps excessif sur des détails secondaires.

  • Vous peaufinez sans fin au lieu de finaliser.

  • Une fois le projet terminé, vous insistez sur ce qui « aurait pu être mieux ».


Si vous vous reconnaissez… Bonne nouvelle : cela se travaille et voici sans attendre les 6 stratégies concrètes pour dépasser le perfectionnisme.


Voici la partie complétée et enrichie :

1. Apprenez à vous exposer à l’échec

Le perfectionnisme naît souvent d’une peur : celle d’échouer. La solution ? S’y exposer volontairement.

Inscrivez-vous à une activité où vous n’êtes pas expert. Participez à un concours dans un domaine nouveau.


Osez être débutant.


Pourquoi ? Parce que l’échec devient alors un terrain d’apprentissage, et non une remise en cause de votre valeur.


Lorsque vous choisissez consciemment de sortir de votre zone de compétence, vous désamorcez la pression. Vous ne jouez plus pour prouver que vous êtes « à la hauteur », mais pour progresser. L’objectif n’est plus la validation, mais l’expérience.


Sara Blakely, fondatrice de Spanx et milliardaire autodidacte, raconte que son père lui demandait chaque semaine :« En quoi as-tu échoué cette semaine ? »

Elle a grandi en associant l’échec à l’audace, pas à la honte. Résultat : elle a lancé son entreprise sans expérience préalable dans le textile et a construit un empire mondial.


S’exposer volontairement à l’échec change profondément votre rapport à l’action. Vous commencez à comprendre que :

  • L’échec n’est pas définitif.

  • Il n’est pas identitaire.

  • Il est informationnel.


Il vous donne des données. Il vous montre quoi ajuster. Il vous rend plus agile.

Les entrepreneurs qui réussissent ne sont pas ceux qui évitent l’échec. Ce sont ceux qui accumulent des tentatives.


Plus vous vous entraînez à tolérer l’imperfection, plus vous diminuez sa charge émotionnelle. Et plus vous agissez.


Car au fond, le perfectionnisme est souvent une stratégie d’évitement. S’exposer à l’échec, c’est reprendre le contrôle.


2. Analysez votre passé : l’imperfection produit parfois l’excellence

Lorsque tout ne se déroule pas comme prévu, le résultat est souvent bien meilleur que ce que vous redoutiez.

Nous avons tendance à surestimer l’impact d’un détail imparfait… et à sous-estimer la force d’une œuvre vivante, authentique, incarnée.


Exemple dans l’art :

En 2023, le Louvre a présenté une exposition consacrée aux esquisses et aux œuvres inachevées. Certaines toiles incomplètes de Léonard de Vinci fascinent davantage que des œuvres parfaitement achevées. On y voit les traits, les hésitations, les couches successives.


L’imperfection révèle le processus — et le processus touche profondément.

Ce qui émeut le spectateur, ce n’est pas seulement le résultat final, mais la trace humaine derrière l’œuvre. L’inachevé laisse de l’espace à l’imagination. Il crée une tension, une respiration, une proximité.


On retrouve ce phénomène dans l’art contemporain : des artistes exposent volontairement des brouillons, des répétitions, des versions intermédiaires. Non pas parce qu’ils n’ont pas su finir… mais parce que l’énergie brute y est parfois plus puissante que la version polie.


Dans votre travail aussi, il est possible que vos projets les plus imparfaits soient ceux qui ont généré le plus de réactions, d’émotion ou d’impact.


Prenez le temps d’analyser votre propre parcours :

  • Quels projets « imparfaits » ont pourtant été bien accueillis ?

  • Quelles contraintes ont finalement stimulé votre créativité ?

  • Quelles erreurs vous ont permis d’évoluer plus vite que prévu ?


Vous constaterez probablement que certaines de vos plus belles réussites ne sont pas nées dans des conditions idéales.


Leçon : l’exécution imparfaite peut produire un impact supérieur à la perfection stérile.


3. Faites la différence entre l’essentiel et l’accessoire

Le perfectionniste applique le même niveau d’exigence à tout.


Mais tout ne mérite pas le même investissement.

Vous n’avez pas le retourneur de temps d’Hermione.Votre énergie est limitée.


Identifiez :

  • Les projets stratégiques pour votre avenir.

  • Les tâches alimentaires.

  • Les détails purement esthétiques.


Réservez votre excellence aux priorités.


Exemple entrepreneurial :

Reed Hastings, cofondateur de Netflix, a toujours privilégié la vitesse d’adaptation à la perfection initiale. Lorsque Netflix est passé de la location de DVD au streaming, la plateforme était loin d’être parfaite : catalogue limité, qualité technique encore instable.

Mais l’objectif stratégique était clair : prendre de l’avance sur le marché. Les améliorations sont venues ensuite, grâce aux retours utilisateurs et aux itérations successives. La priorité n’était pas la perfection immédiate, mais l’évolution continue.


Si vous attendez que tout soit parfait… vous risquez de ne jamais passer à l’étape suivante.


4. Planifiez avec des limites strictes

Le perfectionnisme adore le temps illimité. Fixez des délais. Réels. Non négociables.


Planifiez :

  • Vos objectifs mensuels.

  • Vos priorités hebdomadaires.

  • Vos tâches quotidiennes.


Divisez les grands projets en micro-actions. Et surtout : respectez la règle du temps écoulé.

Si vous aviez 45 minutes pour rédiger un article et qu’il n’est pas parfait ? Publiez-le.


Exemple en social media :

De nombreux créateurs sur YouTube ou LinkedIn appliquent désormais la règle du « publier puis améliorer ». MrBeast, l’un des créateurs les plus influents au monde, affirme qu’il a publié des centaines de vidéos imparfaites avant d’atteindre l’excellence. C’est la répétition qui a construit la qualité.


La productivité vient de la constance, pas de la perfection.


5. Arrêtez de faire le travail des autres

Le perfectionniste a tendance à tout contrôler.


Vous corrigez vos collègues ? Vous refaites ce qu’ils ont déjà fait ? Vous pensez que personne ne fera aussi bien que vous ?


Cela vous ralentit et épuise votre énergie.


Exemple entrepreneurial :

Steve Jobs était connu pour son exigence extrême… mais Apple n’est devenue une machine d’innovation que lorsqu’il a su s’entourer d’équipes capables de prendre des décisions fortes.Un leader perfectionniste qui ne délègue pas devient un goulot d’étranglement.

Faites confiance.Acceptez que le travail des autres soit différent du vôtre, pas nécessairement inférieur.


6. Récompensez-vous pour l’action, pas pour la perfection

Moins de perfectionnisme = plus de projets terminés.

Et plus de projets terminés = plus d’impact.


Apprenez à célébrer :

  • Une tâche finalisée.

  • Un projet livré.

  • Un délai respecté.


Exemple artistique :

La chanteuse Adele a expliqué avoir repoussé la sortie de certains albums par peur de ne pas être à la hauteur. Mais lorsqu’elle a accepté de livrer un projet « authentique » plutôt que parfait, l’impact émotionnel a été immense. Le public recherche la sincérité, pas l’obsession technique.


Récompensez-vous :

  • Un dîner.

  • Une sortie.

  • Un moment de repos.

  • Un hobby.


Votre cerveau doit associer l’action à une expérience positive.


En conclusion : l’imperfection est une stratégie

Le perfectionnisme promet l’excellence. En réalité, il retarde la création. L’excellence naît de l’itération, de l’action répétée et de la progression.


Si vous êtes slasheur·e, entrepreneur·e ou artiste, votre avantage compétitif n’est pas d’être parfait.


C’est de livrer, tester, réinventer… et surtout réitérer, multiplier, continuer ! Vous avez tant à offrir. Faites ce que vous faites le mieux : créer, inventer, proposer, au moins un peu chaque jour... Ayez cette générosité envers vous-même et, à bien y penser, envers les autres !


Au final, le paradoxe est le suivant : En acceptant l’imperfection, vous devenez plus productif, plus serein et souvent… plus excellent. Et plus vous créez, plus vous créez. ;)






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© Slash Factory 2020 par Angéline Deflandre

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